Récit de l'accouchement
La naissance de Samuel!
Comme vous le savez probablement tous, Samuel est venu au monde le 24 septembre dernier à minuit et une. Il voulait tellement avoir le même signe astrologique que son parrain et sa marraine (Balance) qu'il est né une minute passé minuit. Deux minutes plus tôt, il aurait été "Vierge".
Je ne sais pas si vous avez remarqué un changement dans la façon d'écrire car ce n'est pas la maman Marie qui, comme à l'habitude, écrit sur ce blog mais bien le papa, Patrick, pour la première fois.
En fait, n'eut été d'un osti de problème technique poche, vous auriez eu le récit de la part de Marie. Elle a mis plus de 2 heures d'écriture pour tout raconter et bang, elle a tout perdu. Mettons qu'elle était complètement découragée et qu'elle n'avait pas vraiment le goût de recommencer. Je lui ai offert de le retaper pour elle mais elle a préféré que j'écrive le récit de l'accouchement de mon point de vue. Et c'est ce que je suis en train de faire.
Bref, ça ne sera pas très long, car j'ai dormi tout le long... hahaha!
À Noémie, j'étais en train de jouer au hockey sur Playstation quand Marie, dans le bain, a commencé à sentir de vrais contractions, pas trop douloureuses mais inconfortables. Noémie est née tôt le lendemain matin. Comme les bonnes habitudes ne se perdent pas, devinez ce que j'étais en train de faire quand Marie a perdu une partie de ses eaux vers 3:45 samedi le 23 en après-midi? Bingo, je jouais au hockey sur Playstation en jasant avec Marie et Noémie.
C'est donc en plein milieu de la deuxième période de mon 3ième match de la finale de la Coupe Stanley entre mon équipe, Ottawa, et mon adversaire, Detroit que Marie s'est soudainement levée d'un bond en disant "Je gagerais pas là-dessus" quand tout haut, j'ai lancé que si ça continuait comme ça, Samuel allait se rendre à terme! Elle venait de sentir un liquide chaud s'échapper de... ben vous savez d'où! En fait, elle n'a pas rééllement perdu ses eaux, il s'agissait plutôt d'une fissure. Le sac qui contient le liquide amniotique, étant composé de plusieurs épaisseurs, ne s'est pas tout à fait vidé. C'est le liquide entre deux couches du sac qui a coulé. Un peu comme c'était arrivé à la 13ième semaine de grossesse où Marie a eu une perte et avait dû arrêter de travailler pendant une semaine.
Le signal venait donc d'être lancé! Samuel allait naître dans les 24 prochaines heures. Marie a appellé à l'hôpital pour les prévenir de notre arrivée. Les valises étaient déjà prêtes depuis longtemps et la belle-mère vivait chez nous depuis déjà deux semaines. Après tout, nous pensions que le petit se pointerait le bout du nez beaucoup plus tôt. Le médecin aussi croyait cela. Mais que voulez-vous, le petit ne voulait plus sortir. Il était trop bien dans le ventre de sa mère.
Il devait être environ 4:15 quand nous sommes arrivés à l'hôpital. Comme Marie ne sentait pas vraiment de bonnes contractions, je n'ai pas eu besoin de faire full attention durant le trajet. Ça faisait déjà différent de Noémie où j'ai dû arrêter au moins deux fois pendant les contractions.
Nous nous sommes rendus au Centre des naissances où nous avons attendu quelques instants avant que l'infirmière examine Marie pour s'assurer que le travail était bien enclenché. Après vérification, Marie était rendu à 5 cm de dilatation et elle avait bien perdu une partie de ses eaux, mais pas la totalité. Il n'y avait plus de doutes, Samuel allait vraiment venir au monde dans les prochaines heures.
Il devait être environ 5 heures quand l'infirmière nous a dirigés dans la chambre de naissance où tout allait se passer. Encore une fois, c'était bien différent d'il y a 4 ans lors de la naissance de ma fille. D'abord, tout a été rénové et c'est beaucoup mieux, nous étions dans la chambre nommé "Lavandine". Rien de comparable à la petite pièce froide et pognée dans un coin à la naissance de Noémie. Ensuite, les infirmières étaient toutes très gentilles, contraste frappant avec Noémie où la première voulait nous retourner à la maison et ne croyait pas que Marie venait de perdre ses eaux. Enfin, nous étions seuls Marie et moi comparativement à l'accompagnante qui était présente à Noémie.
Nous nous sommes installés dans la chambre, nous avons fait joué le Greatest Hits de Cat Stevens, nous avons appellé à la maison pour rassurer la grand-mère, la grande soeur et le parrain qui venait d'arriver. Par la suite, ça été la longue attente. Les promenades dans les petits corridor du Centre des naissances. Ça prenait pas deux minutes qu'on avait fait le tour. Je commençais à être tanné de passer devant les mêmes affaires mais il n'y avait pas d'autres endroits où marcher. Car on ne pouvait pas trop s'éloigner de la chambre au cas où le travail allait vraiment commencer. De plus, de temps à autre, l'infirmière venait nous voir pour prendre la pression à Marie et quelquefois, pour voir où la dilatation en était rendu.
Je dois avouer que l'attente fut... endormante. Le soir tombait, nous étions seuls dans la chambre dans l'attente du vrai travail, nous attendions depuis environ 7 heures l'arrivée du médecin afin de savoir si elle allait crever le reste des eaux. Tout ça mis ensemble à fait en sorte que j'ai canté plusieurs minutes sur la chaise à côté du lit où Marie relaxait. Ben quoi, la chaise était crissement confortable.
Pendant ses heures d'attente, Marie est tombée à 6 cm de dilatation. On savait que les vrais contractions allaient finir par débuter. J'étais prêt et je fixais régulièrement l'horloge afin de compter la durée et le temps entre les contractions. Mais à chaque fois que Marie me disait qu'elle croyait en sentir une inconfortable, elle réalisait vite que ce n'était pas le vrai travail. Tellement que bien souvent, elle ne me le disait même plus.
Entre temps, Marie est allé prendre un bain tourbillon. Comme à Noémie ça avait activé le travail d'aplomb, on sait dit que ça allait probablement faire la même chose. Après 4 tours de 9 minutes de tourbillon, elle est sorti du bain. Résultat, ça pas fait grand chose. On a continué à marcher, marcher et encore marcher! Et il faisait tellement froid que je marchais avec mon manteau. Pour celles qui ont déjà porté un enfant, elles savent très bien qu'elle ont tout le temps trop chaud. Alors, dans le Centre des naissances, il faisait frette!
Vers les 10 heures, la doc est finalement arrivée. Elle a prit le temps de regarder le dossier de Marie, de parler aux infirmières et de se réchauffer! Je vous le disais qui faisait frette, c'est pas parce que je suis frileux. Elle est venu nous voir vers les 10:30 et elle a vite convenu que c'était le temps de crever la membrane qui restait afin de libérer les eaux restantes dans le but d'activer le travail. Avec une grande aiguille à tricoter, elle s'est exécutée d'admirable façon puisque ça ne semble même pas avoir fait mal à Marie. Près de 10 minutes plus tard, le vrai travail a commencé!
Là, je savais que c'était parti. Marie n'a même pas eu besoin de me le dire. Juste la voir se pencher sur le rebord de la fenêtre en se tenant le ventre était un incide assez révélateur. Je me suis mis alors à compter la durée et le temps entre les contractions. La différence avec tout ce qu'elle avait ressenti avant était frappante. Les contractions pouvaient durer jusqu'à 1 minutes et le temps entre à peine 2 minutes. Et ça semblait vachement douloureux. À un moment donné, nous sommes sortis marcher entre deux, et elle a eu toutes les misères à revenir dans la chambre.
L'infirmère de garde a regardé entre deux contractions le nombre de cm et Marie était toujours à 6 mais le bébé était en meilleure posture pour sortir. Elle a alors décidé qu'elle ne bougeait plus du lit. Il était environ 11:15-20 et Marie sentait déjà le goût de pousser, étant maintenant rendu à 7 cm.. L'infirmière lui ordonnait de ne pas pousser, d'essayer de bien respirer et je devinais qu'elle commençait sérieusement à penser à aller chercher la doc.
De mon côté, j'étais à côté de Marie ne sachant pas trop quoi faire. Je lui ai demandé si elle voulait que je la masse ou que je lui parle et elle m'a répondu que ma présence à ses côtés suffisait. Ça m'a rassuré dans mon incapacité à ne rien faire. En fait, il y a quelquechose que je faisais. Je continuais de surveiller l'horloge en me disant que s'il naissait avant minuit, il serait Vierge et après minuit, balance.
Plus les minutes avançaient et plus les contractions se rapprochaient, duraient plus longtemps et étaient surtout de plus en plus insupportables pour Marie. Comme à Noémie, elle a demandé l'épidurale mais comme à Noémie, il était déjà beaucoup trop tard. Et plus les minutes avançaient et plus elle voulait pousser. À partir d'environ 23h40, à chaque contraction, Marie gagnait un cm en dilatation. Moins de dix minutes plus tard, plus de temps à perdre. C'était l'heure de pousser. La doc venait d'arriver, juste le temps d'enfiler les gants et go, on y va!
Petite anecdote, les infirmières ont tellement tout préparé à la hâte qu'elles se sont rendu compte, lors d'une contraction où Marie a manqué de soufle et cherché son air en se reprenant vite, qu'elles avaient oublié l'oxygène pour la mère. Marie ayant entendu cela n'a heureusement pas paniquée. Ça n'aurait vraiment pas été drôle...
Comme il arrivait minuit, l'infirmière qui commençait son chiffre est arrivée dans la chambre et celle qui finissait est restée. Avec la doc, elles ont admirablement bien guidé Marie. À chaque poussée, elles l'encourageaient, disaient que Marie faisait ça très bien, que tout se déroulait parfaitement. Entre chaque poussée, Marie demandait si elle était en train de déchirer. La peur de revivre la même chose qu'à Noémie lui faisait très peur et quelques minutes avant d'accoucher elle s'en préoccupait. La doc la rassurait et continuait à l'encourager. Et moi, j'étais à côté et mes yeux n'étaient plus du tout fixés sur l'horloge mais bien à l'endroit où la tête de Samuel se faisait de plus en plus visible. À chaque poussée, je pouvais la voir de mieux en mieux. Je ne voulais rien manquer de ces instants privilégiés.
Pour un père qui peut assister à l'accouchement quand il n'y a pas de complications, on ne peut en aucun cas rater ces moments. C'est tout à fait extraordinaire de voir s'en venir petit à petit son enfant. Il était environ 23h50 quand Marie a pu pousser librement. Et lorsqu'est survenu la dernière poussée et que j'ai vu la tête complètement sortir, je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être.
La façon que j'étais placé, à la gauche de Marie, m'a permis de voir immédiatement le visage de Samuel quand sa tête est sortie. Le reste du corps a suivi immédiatement durant la même contraction et on a pu entendre quelques secondes après, ses premiers pleurs. Très rassurant! La doc m'a fait coupé le cordon avant d'installer Samuel sur la poitrine de sa maman. Je n'arrêtais pas de fixer avec des yeux émerveillés Samuel. Et Marie, avec des yeux admiratifs! Elle a accouché comme une championne et j'en suis très fier. Deux accouchements, aucune médication. Comme les infirmières et la doc ont dit, elle pourrait accoucher de plusieurs autres bébés.
L'infirmière a annoncé l'heure de la naissance 00h01. C'est finalement balance son signe astrologique comme son parrain Francis et sa marraine Kathe. Il voulait être balance, c'est clair! Et comme son père, il pesait 7 livres et 7 onces et comme sa mère, mesurait 19 pouces. C'est notre enfant après tout, faut ben qu'il nous ressemble un peu. Et en plus, chose que j'ai apprise en fin de semaine, il est né le même jour et la même heure que son arrière grand-père, 88 ans plus tard.
Marie et moi avons pu rester dans la chambre quasiment deux heures avant d'être transféré dans la chambre semi-privée. On en a profité pour faire la connaissance de bébé Samuel après avoir connu bedon Samuel! Arrivé dans la chambre semi-privée, on a eu l'agréable surprise de se retrouver complètement seuls. Il n'y a pas eu d'autres mamans qui a occupé l'autre lit. C'était tellement tranquille que les infimières venaient faire des tours dans la chambre voir Marie et Samuel juste pour passer le temps. Le mardi matin suivant, Marie a pu sortir de l'hôpital et revenir à la maison. Noémie avait vraiment hâte et était très contente que notre petite famille se réunisse enfin. Elle s'était beaucoup ennuyée de maman.
Depuis ce jour, tout le monde se porte bien dans la petite demeure de la famille Villeneuve. Avec un deuxième enfant, ça nous donne maintenant encore plus l'impression d'être une famille. En terminant, je conseille à tous ceux qui ont le goût d'avoir des enfants, de ne pas se gêner pour en faire. Il n'y a rien de plus extraordinaire que le fait de donner vie à un petit être et de le voir grandir. En regardant aujourd'hui ma fille de 4 ans et demie, je réalise que le temps passe vraiment trop vite et qu'il faut protifer de chaque instant. Et après tout, la conception d'un enfant, c'est trippant! Pratiquez-vous!!!
Comme vous le savez probablement tous, Samuel est venu au monde le 24 septembre dernier à minuit et une. Il voulait tellement avoir le même signe astrologique que son parrain et sa marraine (Balance) qu'il est né une minute passé minuit. Deux minutes plus tôt, il aurait été "Vierge".
Je ne sais pas si vous avez remarqué un changement dans la façon d'écrire car ce n'est pas la maman Marie qui, comme à l'habitude, écrit sur ce blog mais bien le papa, Patrick, pour la première fois.
En fait, n'eut été d'un osti de problème technique poche, vous auriez eu le récit de la part de Marie. Elle a mis plus de 2 heures d'écriture pour tout raconter et bang, elle a tout perdu. Mettons qu'elle était complètement découragée et qu'elle n'avait pas vraiment le goût de recommencer. Je lui ai offert de le retaper pour elle mais elle a préféré que j'écrive le récit de l'accouchement de mon point de vue. Et c'est ce que je suis en train de faire.
Bref, ça ne sera pas très long, car j'ai dormi tout le long... hahaha!
À Noémie, j'étais en train de jouer au hockey sur Playstation quand Marie, dans le bain, a commencé à sentir de vrais contractions, pas trop douloureuses mais inconfortables. Noémie est née tôt le lendemain matin. Comme les bonnes habitudes ne se perdent pas, devinez ce que j'étais en train de faire quand Marie a perdu une partie de ses eaux vers 3:45 samedi le 23 en après-midi? Bingo, je jouais au hockey sur Playstation en jasant avec Marie et Noémie.
C'est donc en plein milieu de la deuxième période de mon 3ième match de la finale de la Coupe Stanley entre mon équipe, Ottawa, et mon adversaire, Detroit que Marie s'est soudainement levée d'un bond en disant "Je gagerais pas là-dessus" quand tout haut, j'ai lancé que si ça continuait comme ça, Samuel allait se rendre à terme! Elle venait de sentir un liquide chaud s'échapper de... ben vous savez d'où! En fait, elle n'a pas rééllement perdu ses eaux, il s'agissait plutôt d'une fissure. Le sac qui contient le liquide amniotique, étant composé de plusieurs épaisseurs, ne s'est pas tout à fait vidé. C'est le liquide entre deux couches du sac qui a coulé. Un peu comme c'était arrivé à la 13ième semaine de grossesse où Marie a eu une perte et avait dû arrêter de travailler pendant une semaine.
Le signal venait donc d'être lancé! Samuel allait naître dans les 24 prochaines heures. Marie a appellé à l'hôpital pour les prévenir de notre arrivée. Les valises étaient déjà prêtes depuis longtemps et la belle-mère vivait chez nous depuis déjà deux semaines. Après tout, nous pensions que le petit se pointerait le bout du nez beaucoup plus tôt. Le médecin aussi croyait cela. Mais que voulez-vous, le petit ne voulait plus sortir. Il était trop bien dans le ventre de sa mère.
Il devait être environ 4:15 quand nous sommes arrivés à l'hôpital. Comme Marie ne sentait pas vraiment de bonnes contractions, je n'ai pas eu besoin de faire full attention durant le trajet. Ça faisait déjà différent de Noémie où j'ai dû arrêter au moins deux fois pendant les contractions.
Nous nous sommes rendus au Centre des naissances où nous avons attendu quelques instants avant que l'infirmière examine Marie pour s'assurer que le travail était bien enclenché. Après vérification, Marie était rendu à 5 cm de dilatation et elle avait bien perdu une partie de ses eaux, mais pas la totalité. Il n'y avait plus de doutes, Samuel allait vraiment venir au monde dans les prochaines heures.
Il devait être environ 5 heures quand l'infirmière nous a dirigés dans la chambre de naissance où tout allait se passer. Encore une fois, c'était bien différent d'il y a 4 ans lors de la naissance de ma fille. D'abord, tout a été rénové et c'est beaucoup mieux, nous étions dans la chambre nommé "Lavandine". Rien de comparable à la petite pièce froide et pognée dans un coin à la naissance de Noémie. Ensuite, les infirmières étaient toutes très gentilles, contraste frappant avec Noémie où la première voulait nous retourner à la maison et ne croyait pas que Marie venait de perdre ses eaux. Enfin, nous étions seuls Marie et moi comparativement à l'accompagnante qui était présente à Noémie.
Nous nous sommes installés dans la chambre, nous avons fait joué le Greatest Hits de Cat Stevens, nous avons appellé à la maison pour rassurer la grand-mère, la grande soeur et le parrain qui venait d'arriver. Par la suite, ça été la longue attente. Les promenades dans les petits corridor du Centre des naissances. Ça prenait pas deux minutes qu'on avait fait le tour. Je commençais à être tanné de passer devant les mêmes affaires mais il n'y avait pas d'autres endroits où marcher. Car on ne pouvait pas trop s'éloigner de la chambre au cas où le travail allait vraiment commencer. De plus, de temps à autre, l'infirmière venait nous voir pour prendre la pression à Marie et quelquefois, pour voir où la dilatation en était rendu.
Je dois avouer que l'attente fut... endormante. Le soir tombait, nous étions seuls dans la chambre dans l'attente du vrai travail, nous attendions depuis environ 7 heures l'arrivée du médecin afin de savoir si elle allait crever le reste des eaux. Tout ça mis ensemble à fait en sorte que j'ai canté plusieurs minutes sur la chaise à côté du lit où Marie relaxait. Ben quoi, la chaise était crissement confortable.
Pendant ses heures d'attente, Marie est tombée à 6 cm de dilatation. On savait que les vrais contractions allaient finir par débuter. J'étais prêt et je fixais régulièrement l'horloge afin de compter la durée et le temps entre les contractions. Mais à chaque fois que Marie me disait qu'elle croyait en sentir une inconfortable, elle réalisait vite que ce n'était pas le vrai travail. Tellement que bien souvent, elle ne me le disait même plus.
Entre temps, Marie est allé prendre un bain tourbillon. Comme à Noémie ça avait activé le travail d'aplomb, on sait dit que ça allait probablement faire la même chose. Après 4 tours de 9 minutes de tourbillon, elle est sorti du bain. Résultat, ça pas fait grand chose. On a continué à marcher, marcher et encore marcher! Et il faisait tellement froid que je marchais avec mon manteau. Pour celles qui ont déjà porté un enfant, elles savent très bien qu'elle ont tout le temps trop chaud. Alors, dans le Centre des naissances, il faisait frette!
Vers les 10 heures, la doc est finalement arrivée. Elle a prit le temps de regarder le dossier de Marie, de parler aux infirmières et de se réchauffer! Je vous le disais qui faisait frette, c'est pas parce que je suis frileux. Elle est venu nous voir vers les 10:30 et elle a vite convenu que c'était le temps de crever la membrane qui restait afin de libérer les eaux restantes dans le but d'activer le travail. Avec une grande aiguille à tricoter, elle s'est exécutée d'admirable façon puisque ça ne semble même pas avoir fait mal à Marie. Près de 10 minutes plus tard, le vrai travail a commencé!
Là, je savais que c'était parti. Marie n'a même pas eu besoin de me le dire. Juste la voir se pencher sur le rebord de la fenêtre en se tenant le ventre était un incide assez révélateur. Je me suis mis alors à compter la durée et le temps entre les contractions. La différence avec tout ce qu'elle avait ressenti avant était frappante. Les contractions pouvaient durer jusqu'à 1 minutes et le temps entre à peine 2 minutes. Et ça semblait vachement douloureux. À un moment donné, nous sommes sortis marcher entre deux, et elle a eu toutes les misères à revenir dans la chambre.
L'infirmère de garde a regardé entre deux contractions le nombre de cm et Marie était toujours à 6 mais le bébé était en meilleure posture pour sortir. Elle a alors décidé qu'elle ne bougeait plus du lit. Il était environ 11:15-20 et Marie sentait déjà le goût de pousser, étant maintenant rendu à 7 cm.. L'infirmière lui ordonnait de ne pas pousser, d'essayer de bien respirer et je devinais qu'elle commençait sérieusement à penser à aller chercher la doc.
De mon côté, j'étais à côté de Marie ne sachant pas trop quoi faire. Je lui ai demandé si elle voulait que je la masse ou que je lui parle et elle m'a répondu que ma présence à ses côtés suffisait. Ça m'a rassuré dans mon incapacité à ne rien faire. En fait, il y a quelquechose que je faisais. Je continuais de surveiller l'horloge en me disant que s'il naissait avant minuit, il serait Vierge et après minuit, balance.
Plus les minutes avançaient et plus les contractions se rapprochaient, duraient plus longtemps et étaient surtout de plus en plus insupportables pour Marie. Comme à Noémie, elle a demandé l'épidurale mais comme à Noémie, il était déjà beaucoup trop tard. Et plus les minutes avançaient et plus elle voulait pousser. À partir d'environ 23h40, à chaque contraction, Marie gagnait un cm en dilatation. Moins de dix minutes plus tard, plus de temps à perdre. C'était l'heure de pousser. La doc venait d'arriver, juste le temps d'enfiler les gants et go, on y va!
Petite anecdote, les infirmières ont tellement tout préparé à la hâte qu'elles se sont rendu compte, lors d'une contraction où Marie a manqué de soufle et cherché son air en se reprenant vite, qu'elles avaient oublié l'oxygène pour la mère. Marie ayant entendu cela n'a heureusement pas paniquée. Ça n'aurait vraiment pas été drôle...
Comme il arrivait minuit, l'infirmière qui commençait son chiffre est arrivée dans la chambre et celle qui finissait est restée. Avec la doc, elles ont admirablement bien guidé Marie. À chaque poussée, elles l'encourageaient, disaient que Marie faisait ça très bien, que tout se déroulait parfaitement. Entre chaque poussée, Marie demandait si elle était en train de déchirer. La peur de revivre la même chose qu'à Noémie lui faisait très peur et quelques minutes avant d'accoucher elle s'en préoccupait. La doc la rassurait et continuait à l'encourager. Et moi, j'étais à côté et mes yeux n'étaient plus du tout fixés sur l'horloge mais bien à l'endroit où la tête de Samuel se faisait de plus en plus visible. À chaque poussée, je pouvais la voir de mieux en mieux. Je ne voulais rien manquer de ces instants privilégiés.
Pour un père qui peut assister à l'accouchement quand il n'y a pas de complications, on ne peut en aucun cas rater ces moments. C'est tout à fait extraordinaire de voir s'en venir petit à petit son enfant. Il était environ 23h50 quand Marie a pu pousser librement. Et lorsqu'est survenu la dernière poussée et que j'ai vu la tête complètement sortir, je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être.
La façon que j'étais placé, à la gauche de Marie, m'a permis de voir immédiatement le visage de Samuel quand sa tête est sortie. Le reste du corps a suivi immédiatement durant la même contraction et on a pu entendre quelques secondes après, ses premiers pleurs. Très rassurant! La doc m'a fait coupé le cordon avant d'installer Samuel sur la poitrine de sa maman. Je n'arrêtais pas de fixer avec des yeux émerveillés Samuel. Et Marie, avec des yeux admiratifs! Elle a accouché comme une championne et j'en suis très fier. Deux accouchements, aucune médication. Comme les infirmières et la doc ont dit, elle pourrait accoucher de plusieurs autres bébés.
L'infirmière a annoncé l'heure de la naissance 00h01. C'est finalement balance son signe astrologique comme son parrain Francis et sa marraine Kathe. Il voulait être balance, c'est clair! Et comme son père, il pesait 7 livres et 7 onces et comme sa mère, mesurait 19 pouces. C'est notre enfant après tout, faut ben qu'il nous ressemble un peu. Et en plus, chose que j'ai apprise en fin de semaine, il est né le même jour et la même heure que son arrière grand-père, 88 ans plus tard.
Marie et moi avons pu rester dans la chambre quasiment deux heures avant d'être transféré dans la chambre semi-privée. On en a profité pour faire la connaissance de bébé Samuel après avoir connu bedon Samuel! Arrivé dans la chambre semi-privée, on a eu l'agréable surprise de se retrouver complètement seuls. Il n'y a pas eu d'autres mamans qui a occupé l'autre lit. C'était tellement tranquille que les infimières venaient faire des tours dans la chambre voir Marie et Samuel juste pour passer le temps. Le mardi matin suivant, Marie a pu sortir de l'hôpital et revenir à la maison. Noémie avait vraiment hâte et était très contente que notre petite famille se réunisse enfin. Elle s'était beaucoup ennuyée de maman.
Depuis ce jour, tout le monde se porte bien dans la petite demeure de la famille Villeneuve. Avec un deuxième enfant, ça nous donne maintenant encore plus l'impression d'être une famille. En terminant, je conseille à tous ceux qui ont le goût d'avoir des enfants, de ne pas se gêner pour en faire. Il n'y a rien de plus extraordinaire que le fait de donner vie à un petit être et de le voir grandir. En regardant aujourd'hui ma fille de 4 ans et demie, je réalise que le temps passe vraiment trop vite et qu'il faut protifer de chaque instant. Et après tout, la conception d'un enfant, c'est trippant! Pratiquez-vous!!!

1 Comments:
Très beau texte, très comique aussi, et très détaillé.
J'ai adoré!
N'arrêtez pas d'écrire ici, racontez nous comment c'est la vie de parents de deux jeunes, etc.
On en veut plus! :-)
JF
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